Un ancien marin de l’US Navy condamné pour espionnage au profit de la Chine
Jinchao Wei, un ancien marin de l’US Navy âgé de 25 ans, a été condamné à seize ans de prison pour avoir transmis des documents techniques sensibles à un officier du renseignement chinois. Pendant plusieurs mois, il a fourni des informations sur des navires militaires américains en échange de plus de 12 000 dollars. Cette affaire illustre une nouvelle fois la stratégie d’infiltration menée par Pékin dans le domaine militaire.
Un recrutement discret via les réseaux sociaux
Au moment des faits, le jeune homme servait comme ingénieur à bord de l’USS Essex, un navire d’assaut amphibie. Il avait été approché en 2022 par un agent se présentant comme un passionné de la marine chinoise. Les échanges ont débuté sur les réseaux sociaux avant de se poursuivre sur une messagerie plus sécurisée. Malgré les doutes exprimés à un ami, il a continué à transmettre des informations sensibles.
Des documents techniques vendus pendant dix-huit mois
Les procureurs ont expliqué que le marin avait fourni des photos, des vidéos et des données sur l’emplacement de plusieurs navires américains. Il avait également transmis des informations sur les systèmes d’armement défensifs de l’USS Essex. Au total, il a vendu soixante manuels techniques détaillant le fonctionnement d’aéronefs, d’ascenseurs de pont et de systèmes embarqués soumis à des restrictions d’exportation.
Des excuses tardives avant la condamnation
Avant l’annonce de sa peine, Jinchao Wei a adressé une lettre au juge pour exprimer ses regrets. Il a expliqué que sa solitude et son introversion avaient influencé son jugement. Il affirme qu’il n’aurait jamais dû faire confiance à un interlocuteur qu’il considérait comme un ami. Cette justification n’a pas suffi à atténuer la sévérité de la condamnation.
Une affaire qui s’inscrit dans un contexte plus large
Cette condamnation intervient alors qu’un autre marin basé en Californie a également été reconnu coupable d’avoir transmis des informations militaires sensibles à la Chine. Il avait plaidé coupable en 2024 et avait été condamné à plus de deux ans de prison. Ces affaires successives renforcent les inquiétudes autour des opérations de renseignement menées par Pékin contre les forces américaines.
