Le général Toufik, figure centrale du renseignement algérien
Pendant un quart de siècle, Mohamed Mediène, surnommé le général Toufik, a dirigé les services de renseignement algériens. Son influence a façonné la vie politique du pays, souvent loin des regards. Son rôle discret mais déterminant a marqué plusieurs étapes clés de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Un pays en crise à l’aube de l’élection de 2019
Début 2019, l’Algérie s’apprête à organiser une nouvelle élection présidentielle. Après vingt ans de pouvoir, Abdelaziz Bouteflika souhaite se représenter malgré une santé fragile. L’annonce de sa candidature provoque une vague d’indignation. L’absence du président lors des meetings renforce la colère populaire.
La naissance du Hirak et la contestation massive
Le 22 février, des millions d’Algériens descendent dans la rue. Ils rejettent l’idée d’un cinquième mandat et réclament un changement profond. Chaque vendredi, la mobilisation s’amplifie. Face à cette pression, Bouteflika renonce à se présenter, mais tente de prolonger son mandat en reportant l’élection. L’armée s’oppose à cette stratégie.
Le rôle secret du général Toufik dans les coulisses
En mars, quatre hauts responsables se réunissent discrètement. Parmi eux, Saïd Bouteflika et le général Toufik. Leur objectif est de maintenir le président au pouvoir et de contrer l’armée. Leur initiative échoue. Bouteflika démissionne le 2 avril. Les manifestations continuent et Toufik est arrêté en mai, accusé de complot contre l’État et l’armée.
Un maître-espion déchu mais toujours influent
Malgré sa chute, le général Toufik reste une figure majeure du renseignement algérien. Son parcours illustre la puissance des services secrets dans la vie politique du pays. Son histoire continue de susciter débats et analyses, tant son empreinte demeure profonde.
