Soupçons d’espionnage chez Dassault : l’intérimaire finalement innocenté

Un intérimaire suspecté d’espionnage chez Dassault finalement relâché

L’affaire avait suscité de fortes inquiétudes au sein de l’usine Dassault Aviation de Cergy. Un intérimaire de 19 ans avait été interpellé le 10 février 2026 après avoir été aperçu avec des lunettes Meta capables de filmer. Ce type d’équipement, dans un site aussi sensible que les chaînes d’assemblage du Rafale, avait immédiatement alerté les équipes de sécurité. Pourtant, l’enquête a rapidement démontré qu’aucun acte d’espionnage industriel n’avait été commis.

Une garde à vue levée faute d’éléments compromettants

Le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, a confirmé la levée de la garde à vue. Les investigations n’ont révélé aucune utilisation des lunettes-caméra à l’intérieur de l’usine. L’intérimaire les avait achetées seulement trois jours plus tôt et ne les avait pas activées sur le site. Cette conclusion a permis d’écarter la piste d’une captation vidéo clandestine.

Des photos de câbles retrouvées mais non diffusées

Les enquêteurs ont toutefois découvert des photos de câbles d’avion sur son téléphone. Selon le procureur, ces clichés n’avaient pas été partagés. L’intéressé a expliqué qu’il souhaitait disposer d’exemples de câblage pour mieux réaliser ses tâches, sans solliciter ses collègues. Cette justification intervient malgré les nombreuses affiches rappelant l’interdiction stricte de toute prise de vue dans l’usine.

Les perquisitions menées à son domicile n’ont apporté aucun élément supplémentaire. L’enquête a donc confirmé l’absence d’intention malveillante.

Une contravention pour prise d’images dans une zone interdite

Même si la piste de l’espionnage industriel est écartée, l’intérimaire devra répondre d’une infraction. Il a reçu une convocation en ordonnance pénale pour exécution non autorisée de dessins, levées ou enregistrements dans une zone interdite. Cette infraction relève d’une contravention de 5ᵉ classe.

Un rappel du contexte hautement sensible autour du Rafale

Dassault Aviation, qui emploie près de 14 600 personnes, reste un acteur majeur de l’aéronautique militaire et civile. Le Rafale, avion de combat polyvalent mis en service au début des années 2000, constitue un pilier stratégique pour les forces françaises. Dans ce contexte, la sécurité industrielle demeure une priorité absolue, ce qui explique la réaction immédiate des équipes face à un équipement potentiellement intrusif.

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